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Des atouts majeurs en radiobiologie

Bénéficiant de l’implantation sur un même campus d’un Parc technologique de pointe de radiothérapie et d’un laboratoire de recherche en radiobiologie, ce Programme vise au développement d’une recherche translationnelle originale et compétitive dans le domaine de l’oncologie radiothérapie.

La mise en œuvre de ce Programme repose sur un réseau déjà bien structuré, la relation de proximité entre l’ICM et l’IRCM ayant favorisé un tissage de liens étroits entre cliniciens et chercheurs rattachés à cette thématique.

DrAndre_PelegrinPrDavid AzriaLa coordination du programme est assurée par un tandem clinicien-chercheur, le Pr David Azria, Coordonnateur du Pôle d’Oncologie Radiothérapie de l’ICM et le Dr André Pèlegrin, Directeur de l’IRCM et Responsable de l’équipe «Immunociblage et radiobiologie en oncologie».

Cette collaboration permet d’associer des expertises cliniques et scientifiques remarquables dans le domaine des thérapies anti-tumorales par anticorps et leur association avec les rayonnements ionisants.

 

Pour de nouvelles stratégies de radiothérapie personnalisée

L’objectif de ce Programme est d’améliorer la connaissance des paramètres radiobiologiques prédictifs d’efficacité et de tolérance aux radiations ionisantes au profit de nouvelles stratégies de radiothérapie personnalisée.

Les orientations stratégiques du Programme sont centrées autour de deux objectifs principaux :

  • WP1. Optimiser les traitements ciblés combinant radiothérapie externe et molécules innovantes

Ce premier axe de recherche vise à étudier l’effet thérapeutique de la combinaison de la radiothérapie avec de nouvelles molécules de thérapies ciblées.

Il s’agit d’élucider les mécanismes d’action induits par l’association d’anticorps thérapeutiques (anti-EGFR, -HER2, HER3) et radiations ionisantes menant à l’amélioration de la radiosensibilité des cellules tumorales. Ces associations sont étudiées in vitro et in vivo dans différents modèles pré-cliniques du cancer du sein, du pancréas, du rectum, du cancal anal, du col de l’utérus et des voies aéro-digestives supérieures. 

  • WP2. Caractériser les déterminants génomiques et protéomiques prédictifs du risque individuel de toxicité tardive après une radiothérapie curative

Les chercheurs de Montpellier ont développé en collaboration avec une équipe de lausanne un test sanguin permettant d’identifier les patients à risque de toxicité tardive après une radiothérapie à visée curative. Ce test est basé sur l’analyse de la radiosensibilité des lymphocytes sanguins.

Un taux d’apoptose lymphocytaire élevé est corrélé à un risque quasi nul de développer des séquelles tardives après radiothérapie curative (valeur prédictive négative de l’ordre de 99%).

Ces études ont conduit à l’identification de protéines lymphocytaires radio-induites capables de discriminer les patients hypersensibles aux rayonnements thérapeutiques des patients n’ayant développé aucun effet secondaire tardif. L’objectif actuel est d’évaluer le rôle de ces protéines dans l’établissement d’une toxicité radio-induite tardive et de comprendre les processus moléculaires et cellulaires mis en jeu chez ces patients.

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